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L'édito populo   #   16 mars 1998
« Elections 1, démocratie 0 » by Presko


 

Ah, le charme Bilalianesque des soirées électorales sur France2... C'est bon comme du Bonduelle ! Ca se déguste, ça se fait rouler sous la langue, ça se love au fond du palet... Mais attention, ne pas avaler sous risque d'empoisonnement grave ! Recrachez très vite et buvez une bonne rasade d'Ipsos Light.

Et puis la tronche d'un Pasqua, toujours goguenard, toujours ravi... C'est vrai, Pasqua il est toujours souriant, un peu comme ces petits vieux incontinents qui se pissent dessus et que la soudaine chaleur naturelle détendent malgré tout. Et Seguin ! Dire que j'ai raté Seguin (comme un con de citoyen je suis allé dépouiller les résultats de mon bureau de vote). Comment peut-on rater Seguin ? Le charme slave, la verve agile, le calme puissant du martyr heureux de l'être que tout emmerde, que rien n'étonne, sauf peut-être Patrick Juvet en string léopard par une nuit sans lune, et encore, à jeun uniquement...

Sans oublier Chevénement ; il est bien Chevénement. Style gendre gominé, un peu vieillot, mais fraîchement parfumé à l'eau de Cologne. Non, y'a pas à dire c'est un type de gauche, un vrai, avec des convictions d'homme de gauche et des idées de gros con de réac. Un exemple quoi. Une sorte de Jean Pierre Soisson, mais de droite.

Bien sur, on ne saurait saluer tous les artistes des soirées électorales sans avoir une penser pour les journalistes. Ainsi le rédacteur adjoint du Figaro qui a cette analyse incisive, prodigieuse de clarté et digne de Serge July "Ce n'est pas triomphe de la gauche, mais une victoire incontestablement. Et ce n'est pas une défaite de la droite. C'est une.. un .. un recul".
Moi quand j'étais petit, deux journaux me faisaient rire : Pif et le Figaro. Recul ; Le mot est juste, pesé, sans ambiguïté, limpide : recul quoi. 20 régions hier, la moitié demain, quelques pas en arrière avant le grand renouveau de 3ème millénaire.

On imagine déjà : An 2000 dissolution de l'assemblée : élections législatives  : Balladur 1er ministre, Pasqua à l'intérieur, Sarkozy aux finances... et la France vogue enfin vers les cimes (quelle belle image !) de la réussite économique mondiale et planétaire. Le rêve...

Mais avant ça, n'oublions pas le troisième tour des régionales : Ki sai ki va sortir du grand chapeau du micmac des élections des présidents de régions ? Céty le feuneu-feuneu ? Oh mais oui, kilaibo le feuneu-feuneu à son reupeureu...

Et pis d'façon, on s'en fout nous à LeS oUrS, on est apolitique alors. Nous sommes comme qui dirait de sales cosmopolites de gauchos névrosés...

Association des gens qui en veulent à Danièl Billalian d'être un pauvre con.


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